Révélé par La Gazette, le scandale suscite
l’indignation des Sénégalais. Dans sa dernière livraison, l’hebdomadaire
La Gazette révèle l’achat par le président sénégalais Abdoulaye Wade
d’un terrain dans le quartier huppé de Ngor Virage payé 1,3 milliards de
francs CFA (près de 2 millions d’euros). Et, comme si cela ne suffisait
pas, le terrain a été payé en liquide... Le « Vieux », élu en 2000
contre la promesse d’un changement dans un pays profondément en crise,
n’en finit pas de décevoir ses concitoyens confrontés ces derniers jours
à une reprise des délestages.
Énième scandale politico-financier au Sénégal ! Selon la Gazette, le
chef de l’Etat s’est donc payé cash un terrain d’une superficie de 5435
m2 situé à un jet de pierre de l’océan pour la modique somme de 1 282
000 000 francs CFA. L’affaire se serait ébruitée quand l’ancien
propriétaire, un homme d’affaires sénégalais vivant au Gabon du nom de
Cheikh Ahmadou Amar, s’est présenté à la banque en novembre 2010 pour y
verser l’argent de la vente. Mais, dans le cadre de la lutte contre le
blanchiment d’argent, les institutions bancaires sont tenues d’alerter
la cellule nationale de traitement des informations financières du
Sénégal chaque fois qu’une somme déposée dépasse 6 millions de francs.
Contraint de se justifier sur l’origine de ce pactole, Cheikh Amadou
Amar aurait alors avoué avoir vendu un terrain au président Wade et
produit une pièce justificative sur laquelle est écrit : « Monsieur
Abdoulaye Wade, avocat, demeurant à Dakar Point E (…) a acquis de
Monsieur Cheikh Ahmadou, un immeuble non bâti sis à Dakar à Ngor virage,
d’une superficie de 5435 mètres carrés moyennant le prix principal de 1
milliard 182 millions 49 mille 660 francs Cfa. »
« L’achat de ce terrain pose problème parce que l’achat a été fait au
comptant, commente Fadel Barro, journaliste à La Gazette. Après nos
investigations, nous nous sommes rendu compte que même l’attestation qui
a servi à Monsieur Amar pour déposer l’argent à la banque pose
problème. Tout est organisé de manière à ce qu’il y ait une opacité
totale sur la provenance et la traçabilité de l’argent utilisé. » Le
reporter parle d’une « opération suspecte et douteuse ».
La Présidence confirme et n’y voit « pas de problème »
Interpellé vendredi sur la question en conférence de presse, le
porte-parole de la présidence, Serigne Mbacké Ndiaye, a confirmé les
dires du journal. « Le chef de l’Etat a acheté un terrain auprès d’un
autre Sénégalais, explique-t-il, il n’y a pas de quoi fouetter un chat. »
Selon lui, « un journaliste d’investigation qui tombe sur cette affaire
peut considérer qu’il a trouvé quelque chose d’extraordinaire alors que
ce n’est rien du tout. »
Interrogé sur la provenance d’une telle somme
payée en liquide, Serigne Mbacké Ndiaye estime qu’il est « possible pour
le chef de l’Etat de s’acheter un terrain à un milliard en toute
légalité » évoquant l’utilisation des fonds politiques ou les ressources
probables d’autres membres de la famille. « L’achat du terrain à partir
des fonds politiques peut être un cas de figure, fait en toute légalité
et personne ne peut le contester, justifie le ministre conseiller. La
loi votée par les Sénégalais le lui permet. Ces fonds politiques
importants, votés par l’Assemblée nationale au vu et au su de tout le
monde, figurent dans le budget et n’ont jamais été contestés. » Avant
d’ajouter : « Si quelqu’un est au pouvoir depuis 11 ans et que chaque
année il bénéficie de fonds politiques, est-ce qu’il n’est pas possible
en multipliant par onze d’avoir 50 à 60 milliards de francs ? »
Face aux explications de la Présidence, la presse privée et l’opposition
restent plus que sceptiques. L’opposant Amath Dansokho dénonce « une
transaction mafieuse ». Pour le quotidien Kotch, il s’agit là d’une «
mégatransaction immobilière qui suinte bon le blanchiment d’argent ».
Titré « Wade organise son impunité », le journal ajoute : « on comprend
maintenant sa hâte et sa volonté de vouloir rendre l’actuelle loi
réprimant ce délit moins contraignant. Wade veut sauver ses arrières. »
Le quotidien fait référence à une décision prise récemment en Conseil
des ministres de modifier la loi sur le blanchiment d’argent. Celle-ci
oblige pour l’instant le procureur de la République à saisir un juge
d’instruction dès réception d’un dossier d’enquête émanant de la Cellule
nationale de traitement des informations financières. Le Procureur
pourrait bientôt être autorisé à classer le dossier sans suite.
Entre boulimie foncière et gestion douteuse des deniers publics,
l’affaire suscite l’indignation des Sénégalais et pose une fois de plus
la question du bien fondé et de l’utilisation des fonds politiques. Lors
d’un meeting à Ziguinchor il y a quelques jours, le Premier ministre,
Souleymane Ndéné Ndiaye avait cru bon de raconter que le président
rétribuait ses partisans à coups de dizaines de millions de francs CFA. «
Pendant presque dix ans, Landing Savané a reçu de mes mains ou des
autres collaborateurs du président de la République 30 millions de
francs CFA (45000 euros) tous les mois », avait-il lancé dans le but de
salir un ancien allié passé récemment à l’opposition.
Des propos qui avaient édifié les Sénégalais sur les largesses de leur président et provoqué un tollé. Pour minimiser l’affaire, le maire de Ziguinchor, par ailleurs ministre des mines, Abdoulaye Baldé, avait précisé : « ce sont des fonds politiques, et plusieurs partis ont bénéficié de cette manne financière. Landing n’est ni le premier, ni le dernier. » Il semblerait qu’au Sénégal, les membres du gouvernement ignorent que les fonds politiques restent avant tout de l’argent public.
Source: Afrik.com
L’Europe
a toujours dit aux Africains que les pays membres du « G8 » sont les
plus riches. Faux. C’est un mensonge poli. Que le « G8 » arrête de
mentir aux Africains. La réunion qui vient de se tenir à Deauville, en
France, n’est qu’une simple formule qui, chaque année, permet aux
Européens d’arpenter les coulisses économiques de l’Afrique, et recenser
les grands gisements de pétrole de l’Angola, du Nigeria et de gaz
algérien, ou comptabiliser les prochaines tonnes de cacao du Ghana, de
la Côte d’Ivoire… pour faire des affaires.
La suite se fait à coup de diplomatie ‘’partisane’’, dans les
restaurants, ou boîtes de nuit. Le « G8 » n’a jamais aidé, ou décidé
concrètement pour les Africains. Tout est suspect, avec un communiqué
final qui ‘’amuse’’ : ‘’l’économie africaine est en bonne santé’’. C’est
tout. Et, les dirigeants africains y croient. Photo de famille avec
l’Américain Barack Obama, ou le Français Nicolas Sarkozy, la réunion a
été un succès. En réalité, les dirigeants africains connaissent leurs
limites : ils n’ont aucune prééminence sur les institutions financières
comme le Fonds Monétaire International, ou la Banque Mondiale.
L’Ivoirien Alassane Ouattara, le Guinéen Alpha Condé, le Sénégalais
Abdoulaye Wade, sont au sommet du « G8 » pour avoir été vus sur les
chaînes de télévision françaises, aux côtés des caissiers de l’Union
Européenne.
Au sommet du « G8 », aucun chef d’Etat africain, n’a eu le courage
d’alerter leurs partenaires d’Europe du malaise économique de leurs
pays. Aucun dirigeant africain, ne peut décrire en chiffres,
l’exploitation abusive des ressources économiques de la République
démocratique du Congo, du Tchad, du Sénégal, de Madagascar, à l’Anglais
David Cameron, à la chancelière allemande Angela Merkel. Bien au
contraire. Les dirigeants africains se sont empressés à Deauville, à
vendre les dernières tonnes de cacao de la Côte d’Ivoire à l’Union
Européenne, ou les derniers kilos de bauxite guinéenne à Barack Obama.
Ce qui compte pour les dirigeants africains, c’est d’être en France, à
Washington, au Canada, puis au devant de la presse à Dakar, Niamey,
Conakry, Abidjan, pour dire que le sommet a été un succès.
C’est en ce moment précis, que Nicolas Sarkozy, Barack Obama,
Berlusconi, Angela Merkel rient de la naïveté des dirigeants africains,
car ils savent que la gestion de l’économie africaine se trouve
toujours, entre les mains des Européens. Et, c’est cela la vérité.
Abidjan, Ouaga, Dakar, Conakry, N’Djamena, Bamako, Niamey, peuvent-ils
s’élever avec véhémence contre le privilège des Américains, accordé à
leurs planteurs de coton ? Sassou N’guesso, François Bozizé, Ali Ben
Bongo, Abdoulaye Wade, Alassane Ouattara, Joseph Kabila, peuvent-ils
reprocher à l’Union Européenne l’exploitation abusive de ses relations
diplomatiques avec Brazzaville, Bangui, Libreville, Dakar, Abidjan,
Kinshasa ?
Dans ce jeu, le « G8 » reste très clair : que l’Afrique se débrouille.
En toute honnêteté, et de façon raisonnable, le « G8 » se moque de
l’Afrique. Et, quand je réfléchis, je m’aperçois, que dans les sommets «
G8 » et l’Afrique, il se dégage toujours, un consensus de comédie
diplomatique. Le « G8 » ment aux Africains. Les 5 ou 6% de croissance de
l’économie africaine, que confirme, à chaque réunion le « G8 » aux
Africains sont faux. Mais, sinon, comment avec 5 ou 6% de croissance,
l’Afrique tend-elle la main à l’aide extérieure ? Le « G8 » ment aux
Africains.
Il sera très étonnant que Barack Obama puisse mobiliser le Trésor
américain pour ‘’aider’’ le Sénégal, le Madagascar. Il sera aussi très
étonnant que l’Allemande Angela Merkel, puisse consacrer d’immenses
ressources financières pour reconstruire la Côte d’Ivoire. Le « G8 »
ment aux Africains. Ce que je sais, et qui reste établi, la France, par
calcul, ou subjectivité, peut ‘’tomber’’ un régime africain. Ou soutenir
un autre pouvoir africain qui aurait toléré l’influence diplomatique de
Paris. Comprenez-vous mieux, pourquoi le Libyen Mouammar Kadhafi est
combattu. En vérité, la Libye est économiquement loin, et forte que la
France. Accessoirement, Mouammar Kadhafi n’a rien à envier à l’Anglais
Davis Cameron, ou au Français Nicolas Sarkozy. Que le « G8 » arrête de
mentir aux Africains.
Le Canada, l’Italie, la France, l’Allemagne savent très bien que les
pays africains comme l’Afrique du Sud, le Nigéria, le Soudan, sont plus
riches que les 27 Etats de l’Union Européenne. Plutôt que d’accepter
cette vérité, le « G8 » ment aux Africains, et impose son étiquette de
‘’nuisances militaires’’. Regardez autour de vous. Quel est le pays
africain qui dirige la Banque Mondiale, alors que le «G8 » dans ses
statistiques, ‘’crédibilise’’ de 5 ou 6% l’Afrique de sa croissance
économique. Pour l’heure, le « G8 » doit arrêter de mentir à l’Afrique,
déjà affaiblie par des rébellions, les coups d’Etat, des élections à un
tour… ou même à demi-tour.
Source: L'intelligent d'Abidjan
Lors du cinquième conseil des ministres délocalisé tenu, le 1er juin à Koula-Moutou, dans la province de l’Ogooué-Lolo, plusieurs mesures importantes visant à améliorer les conditions de vie des populations et dont nous publions ci-dessous le communiqué final ont été prises par le chef de l’Etat, notamment celles dépoussiérant le ministère en charge de l’Habitat et du logement.
A l’entame des travaux, le Président de la République, Chef de l’Etat, Son Excellence Ali BONGO ONDIMBA, dans son propos liminaire au cours de ce 5e Conseil des Ministres délocalisé qui se tient après ceux de Port-Gentil, Oyem, Tchibanga et Makokou, s’est appesanti sur les derniers évènements qui se sont déroulés dans les parcs nationaux de Minkébé et de Wonga-Wongué et qui ont fait apparaître une interaction entre l’exploitation des ressources minières et le braconnage.
Aussi, le Président de la République a instruit le Gouvernement à prendre des mesures urgentes, en vue d’une part, d’un meilleur contrôle de nos ressources naturelles en procédant dans les meilleurs délais à une classification de nos réserves en terme des ressources stratégiques et d’autre part, à la mise en œuvre d’une filière aurifère par la compagnie Equatoriale des Mines (CEM) seule habilitée, au nom de l’Etat, à procéder à la mise en concession, à l’achat, à la constitution d’une réserve stratégique et à la commercialisation de l’or produit au Gabon.
Par la suite, le Président de la République, Chef de l’Etat, Son Excellence, Ali BONGO ONDIMBA,
conscient du caractère structurant et transversal des plans
stratégiques sectoriels de l’Energie et de l’Habitat, conformément au
plan stratégique Gabon Emergent 2011-2016, et, dans son soucis constant
d’améliorer les conditions et la qualité de vie de ses concitoyens, a
interpellé le Gouvernement sur la mise en œuvre des programmes y
afférents.
S’agissant précisément du Ministère de l’Habitat, de
l’Urbanisme, de l’Ecologie et du Développement durable, le Conseil des
Ministres a décidé de la remise à la disposition de la Fonction
Publique de l’ensemble des responsables de ce Ministère, à l’exception
de ceux relevant du secteur de l’écologie et du développement
durable.
En ce qui concerne particulièrement la Province de l’Ogooué-Lolo, un certain nombre de projets sera réalisé, notamment :
1. La construction d’une route en béton
bitumineux avec ouvrage d’art Koulamoutou-Pana sur un linéaire de 91
km, suivi des études de la route Pana-Dienga-Lemanassa- Bakoumba ;
2. L’aménagement, le rechargement et la régularisation du tracé de la route Koulamoutou-Popa-Mbigou et le lancement des études en vue de sa construction en béton bitumineux ;
3. La construction d’une route en béton bitumineux Lastourville-la Gare sur un linéaire de 6km ;
4. Les voiries de Lastourville au même titre que
les voiries traversées par les routes en aménagement vont aussi
bénéficier du même entretien ;
5. L’électrification des lignes Koulamoutou-Popa et Lastourville Okondja ;
6. L’extension de l’éclairage public à Koulamoutou ;
7. L’adduction en Eau potable du district de Popa ;
8. La construction d’un château et d’une usine de traitement d’eau à Lastourville ;
9. L’adduction en Eau potable des districts de Matsatsa et Ndangui ;
10. La construction d’une station de traitement
d’eau, d’un château d’eau et d’un réseau de distribution à Pana ;
11. L’aménagement du réseau d’eau et électricité à Dienga ;
12. La construction d’une micro centrale
hydroélectrique de 400kw à Iboundji et l’aménagement du réseau d’eau
et d’électricité ;
13. Le lancement d’un programme d’hydraulique
villageoise dans tous les départements, et la poursuite
d’installations d’énergie solaire dans les zones dépourvues de réseau
interconnecté ;
14. La construction d’une caserne militaire à Lastourville ;
15. L’installation d’une ferme agricole à Koulamoutou ;
16. La réhabilitation et l’extension de la plantation industrielle de cacao à Koulamoutou :
17. La création d’une zone économique spéciale
sur la transformation du bois à Lastourville, la SNBG devra y
implanter une usine afin de valoriser le produit de la forêt. D’autres
opérateurs sont invités à s’y installer ;
18. Le renforcement des capacités opérationnelles de l’administration par l’octroi de 31 véhicules ;
Par ailleurs, en ce qui concerne les fêtes tournantes, tous les chantiers programmés seront progressivement achevés.
Sur un tout autre plan, le Président de la
République, Chef de l’ Etat, Son Excellence Ali BONGO ONDIMBA, dans
son engagement permanent pour la lutte contre le VIH-SIDA, a pris
d’importantes mesures qui visent :
? D’une part à renforcer les actions en cours, à savoir :
1. L’augmentation significative à 150% du Fonds
d’appui à la lutte contre le Sida de 1 milliard F. CFA à 2 milliards
500 millions F.CFA pour l’achat des antirétroviraux et les actions de
prévention ;
2. La gratuité totale du traitement
antirétroviral à toute personne infectée par le VIH-SIDA vivant au
Gabon, alors qu’elle ne concernait que les personnes démunies ;
3. La gratuité des soins prénataux et
d’accouchement à toutes les femmes enceintes infectées par le VIH-SIDA ;
4. La gratuité, en plus du test de dépistage du
VIH-SIDA, des bilans biologiques et des traitements des infections
opportunistes par la Caisse Nationale d’Assurance Maladie et de
Garantie Sociale (CNAMGS) ;
5. L’intégration de la prise en charge des
personnes vivant avec le VIH-SIDA, jadis réservée aux CTA, dans les
services de médecine des centres hospitaliers, dans les centres
médicaux et les centres de santé ;
6. La redynamisation des comités de lutte contre
le VIH-SIDA dans chaque Province et Département du Gabon, sous la
tutelle des Gouverneurs ;
7. L’intensification des campagnes de
sensibilisation sur le VIH-SIDA dans la population et auprès des groupes
cibles ;
8. Le renforcement des capacités opérationnelles
des comités de lutte contre le VIH-SIDA dans chaque Institution,
Ministère, Collectivité locale et société privée. A cet effet, ces
entités sont tenues d’inscrire dans leur budget annuel un financement
pour la lutte contre le VIH-SIDA ;
? D’autre part, à intensifier la riposte nationale par :
9. L’intégration d’un module sur la prévention du
VIH-SIDA et de la santé sexuelle de la reproduction dans les
programmes de formation des enseignants et formateurs, en vue de
l’application des curricula de formation sur le VIH-SIDA et la
redynamisation des clubs info sida et de la santé sexuelle de la
reproduction dans tous les établissements scolaires et universitaires ;
10. La mise en œuvre d’une véritable stratégie de
marketing social du préservatif afin de le rendre accessible et
disponible sur toute l’étendue du territoire, notamment dans les
hôtels et les commerces ;
11. Une plus grande implication des responsables
politiques, administratifs publics et privés, ainsi que des leaders
confessionnels et associatifs dans la sensibilisation des populations
contre le VIH-SIDA.
Ces grandes décisions permettront d’infléchir la
courbe évolutive de l’épidémie du VIH-SIDA dans notre pays et
d’atteindre les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) dans
ce secteur d’ici 2015.
Par ailleurs, le Président de la République, Chef de l’Etat, Son Excellence Ali BONGO ONDIMBA, face à la recrudescence des fléaux sociaux tels que la consommation des stupéfiants, les abus sexuels, la spoliation de la veuve et de l’orphelin, a donné des instructions fermes au Gouvernement en vue du renforcement du dispositif du code pénal en la matière.
Enfin, le Conseil des Ministres s’est réjouit de la
récente visite d’inspection de la Confédération Africaine de Football
(CAF) qui a confirmé la co-organisation de la CAN 2012 par le Gabon et
la République sœur de Guinée Equatoriale.
AU TITRE DES PROJETS DE TEXTES LEGISLATIFS
ET REGLEMENTAIRES
MINISTERE DE L’INTERIEUR, DE LA SECURITE PUBLIQUE, DE L’IMMIGRATION ET DE LA DECENTRALISATION
Sur présentation du Ministre, le Conseil des Ministres
a adopté dix (10) projets de loi, pris en application des
dispositions des articles 12, 13, 15, 18 et 20 de la loi organique n°
14/96 du 15 avril 1996 portant réorganisation territoriale de la
République Gabonaise, et qui fixent délimitation et, le cas échéant,
modifient la dénomination des districts crées par ordonnance n°
0011/93/PR du 04 octobre 1993, ratifié par la loi n°42/93 du 15
février 1994 portant création de districts dans les départements des
provinces de la République. Il s’agit de :
- Projet de loi portant dénomination et
délimitation du district de Popa désormais « Konabembé » dans le
département de la Lombo-Bouenguidi (province de l’Ogooué-Lolo) ;
- Projet de loi portant délimitation du district
d’Aschouka dans le département de l’Ogooué et Lacs (province du
Moyen-Ogooué) ;
- Projet de loi portant dénomination et
délimitation du district de Matsatsa désormais « Leyibou-Leyou » dans
le département de Mulundu ;
- Projet de loi portant délimitation du district
de Makouké dans le département de l’Ogooué et Lacs (province du
Moyen-Ogooué) ;
- Projet de loi portant dénomination et
délimitation du district de Bolossoville désormais « Sossolo-Sô » dans
le département du Haut-Ntem (Province du Woleu-Ntem).
- Projet de loi portant délimitation du district de
Bifoun-Abanga dans le département de l’Abanga-Bigné (province du
Moyen-Ogooué) ;
- Projet de loi portant délimitation du district
de Dienga dans le département de la Lombo-Bouenguidi (province de
l’Ogooué-Lolo) ;
- Projet de loi portant dénomination et
délimitation du district de Meyo-Kye dans le département du Ntem
(province du Woleu-Ntem) ;
- Projet de loi portant dénomination et
délimitation du district d’Akam-Essatouk dans le département du
Woleu (province du Woleu-Ntem) ;
- Projet de loi portant délimitation du district de
SAM dans le département de l’Okano (province du Woleu-Ntem) ;
Par ailleurs, le Conseil a approuvé le projet de
décret fixant les conditions d’ouverture et d’exploitation des débits
de boisson en République Gabonaise.
Pris en application de l’article 51 de la
Constitution, le présent texte vient d’une part, palier les
insuffisances relevées dans le décret n° 00864/PR-MI-MD-CI du 30
juillet 1970 portant réglementation des débits de boissons, d’autre part
corriger le vice de forme constitué par le renvoi à l’application des
dispositions du Code Pénal.
Aussi comprend t-il les six chapitres suivants :
? Le chapitre premier traite du régime des licences.
Il énonce la liste des débits de boissons soumis au
régime des licences administratives en même temps qu’il fixe en dix
catégories la répartition des licences administratives, soit cinq
catégories de plus que dans le précédent décret.
? Le chapitre deuxième traite des restrictions ou
exceptions au régime des licences administratives, des conditions
d’exploitation des débits de boissons et des sanctions encourues.
? Le chapitre troisième fixe les conditions
d’ouverture des débits de boissons, indique les procédures à suivre et
les documents exigés pour l’exercice de cette activité commerciale.
? Le chapitre quatrième décrit les types de
locaux à usage de débits de boissons et donne la liste des documents
administratifs devant être présentés par affichage à tout
consommateur. Enfin, il fixe par catégorie de licence administrative
les heures d’ouverture et de fermeture des débits de boissons.
? Le chapitre cinquième énumère, dans un tableau à
deux colonnes, les sanctions et amendes prévues en cas d’infraction
aux dispositions dudit décret.
? Le chapitre sixième traite des dispositions transitoires et finales.
MINISTERE DE L’ECONOMIE, DU COMMERCE, DE L’INDUSTRIE ET DU TOURISME
Sur présentation du Ministre, le Conseil a adopté le projet de loi autorisant l’État Gabonais à garantir un emprunt contracté par la Compagnie Minière de l’Ogooué.
Pris en application de l’article 47 de la
Constitution, le présent texte dispose de ce que la garantie de l’Etat
pour cet emprunt contracté par la Compagnie Minière de l’Ogooué
(COMILOG), auprès de la BNP Parisbas et de la Banque Industrielle
Commerciale Chinoise (ICBC) est de cent cinquante sept millions
(157.000.000) de dollars américains. La durée du prêt est de treize
(13) ans et six (6) mois.
MINISTERE DE L’HABITAT, DE L’URBANISME, DE L’ECOLOGIE ET DU DEVELOPPEMENT DURABLE
Le Ministre a fait approuvé par le Conseil des
Ministres, le projet de loi portant code de l’Environnement et du
Développement Durable dont l’objectif est de doter notre pays d’un
outil législatif pour lui permettre de faire face aux enjeux
environnementaux aussi bien au niveau national que global.
La présente loi comprend six livres.
- Le premier livre comporte l’énoncé des
principes généraux du droit de l’environnement, de la stratégie
nationale du développement durable et des droits des citoyens. Il
prévoit notamment la création d’un fonds de sauvegarde de
l’environnement destiné à assurer la pérennité de la ressource. Il
comprend également de nombreuses dispositions destinées à l’éducation
environnementale et à la sensibilisation.
- Le livre II concerne la réduction des
émissions de gaz à effet de serre, la promotion des énergies
renouvelables et l’adaptation aux changements climatiques.
- Le livre III aborde la protection des ressources naturelles et de la biodiversité.
- Le livre IV traite de l’aménagement durable du
territoire, de l’amélioration des conditions de l’environnement dans
les agglomérations.
- Le livre V identifie les moyens de prévention et
de gestion des risques de lutte contre les pollutions et nuisances. Il
précise la mise en place des plans d’urgence et définit les
installations classées. Il réglemente aussi l’utilisation des
biotechnologies, des substances et produits toxiques.
- Le livre VI fixe le régime de responsabilité civile et pénale en matière environnementale
MINISTERE DE LA SANTE, DES AFFAIRES SOCIALES, DE LA SOLIDARITE ET DE LA FAMILLE
Le Ministre a présenté au Conseil des Ministres , qui
l’a approuvé, le projet de loi modifiant et abrogeant certaines
dispositions de la loi n°19/89 du 30 Décembre 1989 portant adoption de
la deuxième partie du Code Civil.
Pris en application des dispositions de l’article 47
de la Constitution, le présent texte, qui modifient les dispositions
des articles 647, 651, 683, 691, 692, 696, 698, 699, 700, 701, 702,
703, 704, 705, 706, 710, 747 et 906 de la loi sus-visée, permet
d’éradiquer le phénomène de spoliation de la veuve et de l’orphelin, à
travers :
- d’une part, le renforcement des dispositions
pénales en matière de protection de la veuve et de l’orphelin ;
- d’autre part, le rehaussement des pouvoirs et
des droits du conjoint survivant et des orphelins face aux héritiers
familiaux et la réorganisation du Conseil de famille devenu « Conseil
Successoral ».
EN MATIERE DE POLITIQUE GENERALE
MINISTERE DE LA JUSTICE, GARDE DES SCEAUX
Le Conseil des Ministres a autorisé Madame le Ministre
à organiser une session délocalisée de formation en droit des
affaires dédiée à l’Afrique Centrale, du 25 au 27 Juillet 2011, sous
le thème « les pratiques contractuelles des entreprises ».
MINISTERE DU TRAVAIL, DE L’EMPLOI ET DE LA PREVOYANCE SOCIALE, PORTE-PAROLE DU GOUVERNEMENT
Madame le Ministre a présenté au Conseil des
Ministres, qui en a pris acte, le journal intitulé « L’EMPLOI »,
réalisé par l’office National de l’Emploi.
« L’EMPLOI », qui paraîtra trimestriellement, est un
baromètre de la mise en œuvre de la politique de l’Emploi, engagée par
Son Excellence, Monsieur le Président de la République, Chef de
l’Etat.
MINISTERE DE L’HABITAT, DE L’URBANISME, DE L’ECOLOGIE ET DU DEVELOPPEMENT DURABLE
Le Ministre a obtenu l’accord du Conseil des Ministres pour respectivement :
- le lancement de la campagne de prise de vue
aérienne afin de doter le Gabon d’une cartographie détaillée et précise ;
- l’organisation d’un Forum National sur le Foncier du 13 au 15 juillet 2011, à Libreville.
MINISTERE DE L’EDUCATION NATIONALE, DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE, DE L’INNOVATION ET DE LA CULTURE
Le Conseil des Ministres a marqué son accord
pour la tenue à Libreville, du 05 au 06 Juillet 2011, de l’Assemblée
Générale de l’Institut International de l’Ingénierie de l’Eau et
l’Environnement (2IE).
Par ailleurs, le Conseil a autorisé un certain nombre
de missions à l’étranger des membres du Gouvernement. La notification
de chaque mission sera faite aux différents Ministres par le
Secrétariat Général du Conseil des Ministres.
Enfin, le Conseil des Ministres a entériné la mesure individuelle suivante :
MINISTERE DE L’HABITAT, DE L’URBANISME, DE L’ECOLOGIE ET DU DEVELOPPEMENT DURABLE
SECRETARIAT GENERAL
- Secrétaire Général : M. Daniel TCHIBINDA, précédemment Directeur de Cabinet du Ministre.
Source: Primature
On croyait Karim Wade lessivé par sa défaite cuisante à l’élection municipale de Dakar en mars 2009. C’était sans compter avec la volonté de son père, le président sénégalais Abdoulaye Wade, de le fixer au sommet de l’Etat, dès le mois de mai, à l’aide d’un portefeuille ministériel d’une ampleur démesurée: ministre d'État, ministre de la Coopération internationale, de l'Aménagement du territoire, des Transports aériens et des Infrastructures.
À 43 ans, Karim Meïssa Wade s’est-il résigné à profiter de l’ombre du grand baobab paternel, à défaut de pouvoir planter lui-même ses racines à la présidence? La candidature annoncée d’Abdoulaye Wade, à 86 ans, à la présidentielle de 2012, semblait le suggérer…
Mais la presse sénégalaise est vigilante. Elle scrute les signes les plus cabalistiques, les actes les plus manqués, les lapsus les plus révélateurs; tout ce qui pourrait être interprété comme une tentation renouvelée de succession dynastique. Et le choc des photos, là aussi, vaut souvent le poids des mots.
Ainsi, une saynète pleine d’enseignements s’est-elle déroulée dans la foulée du cliché officiel du G8 de Deauville. L’anecdote visuelle fait aujourd’hui les choux gras d’une presse d’opposition sénégalaise outrée. Ce jour-là, aussitôt libérés par le photographe chargé de la photo de famille des chefs d’Etat présents au sommet, les uns et les autres s’éparpillent. Mais des caméras filment toujours.
Le maître des lieux, Nicolas Sarkozy, joue les groupies auprès de la «rock star» incontestée du moment: Barack Obama. Il invite son homologue américain à tailler une bavette avec Abdoulaye Wade. Au bout de quelques secondes, le président français fait signe d’approcher à une quatrième personne qui se situe hors du champ de la caméra. C’est le super-ministre sénégalais Karim, qui surgit au milieu du trio, échangeant une poignée de main avec le «leader du monde libre»…
Que se sont dit les deux métis? Personne ne le sait. Et personne ne cherche à le savoir. C’est la manifeste cooptation qui fait débat. Pour le Sénégalais moyen, la scène n’est pas banale. La presse s’enflamme. Le journal L’Observateur affirme que le geste de Sarkozy a «froissé» le pays de la Teranga, l’hospitalité sénégalaise. On y voit un adoubement de Wade fils comme candidat de la France à la succession de son père…
En des termes ampoulés, une lettre ouverte accuse le président français de «prendre part au projet inavoué d’Abdoulaye Wade de porter son fils Karim au pouvoir, dans des conditions quasi dynastiques, donc antirépublicaines».
Si la réaction de l’opinion sénégalaise est fulgurante, c’est que la mise en orbite forcée de Karim Wade agace depuis longtemps. Depuis que le fiston était conseiller personnel de son père, puis président de l'Agence nationale de l'Organisation de la conférence islamique dont le onzième sommet s'est tenu à Dakar en mars 2008.
Et si l’accusation de procès d’intention est vite balayée par la presse, c’est que le procédé dynastique a fait florès sur le continent africain…
En 2001, à la mort du président congolais Laurent-Désiré Kabila, son fils Joseph prend le pouvoir. En février 2005, après 38 ans de règne sans partage du général togolais Gnassingbé Eyadéma, un de ses rejetons, Faure Gnassingbé, prend la relève. En septembre 2009, Ali Bongo succède à son père Omar qui meurt après un mandat de 42 ans à la tête du Gabon. En Guinée équatoriale, Teodoro Nguema Obiang Mangué, surnommé Teodorin, espère bien prendre la suite du président Teodoro Obiang Nguema Mbasogo. On prête le même dessein à José Filomeno de Sousa dos Santos, fils du président angolais. Inutile d’évoquer les successions monarchiques du Maroc ou du Swaziland…
Au nord de l’Afrique, c’est la même tentation de transmission filiale du pouvoir qui est aujourd’hui mise à mal par les révolutions arabes. Gamal Moubarak ne remplacera pas son père en Egypte. Saif Al Islam Kadhafi, lui, voit s’amenuiser ses chances de succéder au guide de la Révolution de la Grande Jamahiriya arabe libyenne populaire et socialiste.
«Nous ne sommes pas le Gabon», assène le peuple d’un Sénégal historiquement cité en exemple en matière de démocratie. Qu’est donc venu faire le président français dans cette galère aux relents de népotisme? Il est devenu friand, il est vrai, d’interventions en terres africaines. Par ailleurs, des Sénégalais taquins rappellent qu’il a été tenté, lui aussi, de propulser son fils Jean à la présidence du tout-puissant organisme public de développement qui gère le centre d’affaires de la Défense…
Source: Slate Afrique
Le procès de Hosni Moubarak et de ses deux fils pour le meurtre de manifestants pendant la révolte populaire de janvier-février et pour enrichissement illégal a été fixé au 3 août, a indiqué mercredi une source judiciaire. Hosni Moubarak et ses fils, Alaa et Gamal, ainsi que l'homme d'affaires Hussein Salem doivent être jugés par le tribunal pénal du nord du Caire, présidé par Ahmed Rifaat, selon cette source.
Le quotidien gouvernemental Al-Ahram, citant une source judiciaire, affirmait toutefois mercredi que le procès aurait lieu pour des raisons de sécurité à Charm el-Cheikh, dans le Sinaï, où l'ex-président est en résidence surveillée à l'hôpital. La source citée par le journal justifie la tenue du procès à Charm el-Cheikh par "la haine contre Moubarak (qui) augmente de jour en jour du fait des informations sur ses propriétés et richesses à l'étranger".
Un état de santé fébrile
Mardi, le parquet général avait estimé que l'état de santé de Hosni Moubarak ne permettait pas encore son transfert dans une prison du Caire en attendant son procès. Hosni Moubarak a été admis, le 13 avril, à l'hôpital international de Charm el-Cheikh après un malaise cardiaque pendant un interrogatoire. Le procureur général Abdel Meguid Mahmoud avait chargé une équipe de médecins, dont des cardiologues, de réexaminer l'ex-président pour établir si son état de santé permettait son transfert dans un hôpital carcéral.
D'après les médecins, Hosni Moubarak est déprimé et présente des risques de crise cardiaque. Il risque aussi de perdre brièvement conscience en raison de problèmes de circulation et ne peut pas se lever seul. Les médecins font également état de la présence de "tumeurs" dans les voies biliaires et au pancréas, mais il n'est pas clair qu'elles aient été enlevées en mars 2010, lorsqu'il a été opéré en Allemagne, ou qu'elles soient toujours présentes. Son avocat, Farid al-Dib, a récemment affirmé à la chaîne américaine CNN que Hosni Moubarak était "en très mauvaise santé". "Le président a de graves problèmes de coeur et des complications avec son estomac après l'opération qu'il a eue en Allemagne l'an dernier", a-t-il ajouté.
Des tirs à balles réelles
Son avocat a nié que l'ex-président ait donné l'ordre d'utiliser la force ou des balles réelles contre les manifestants, mais l'ancien chef des services de renseignements, Omar Souleimane, a assuré qu'il avait "parfaitement connaissance de chaque balle tirée". Ses fils Alaa et Gamal sont actuellement en détention provisoire dans la prison de Tora, au Caire.
L'ex-chef de l'État, âgé de 83 ans, est poursuivi pour homicides avec préméditation dans le cadre de la répression du mouvement de contestation qui a entraîné sa démission le 11 février, ainsi que pour abus de pouvoir et détournement de fonds publics. Il est passible de la peine de mort.
Source: le Point
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