Fédération P.D.G. République Fédérale d´Allemagne

Réprésentation du Parti Démocratique Gabonais en Allemagne

posté le 22/06/11

Sénégal : Abdoulaye, Karim et les voies de la succession

On connaissait le boulanger d’Abidjan, voici l’enfarineur de Dakar ! Ce n’est peut-être pas l’un qui cachait l’autre. Mais depuis que Laurent Koudou Gbagbo a été « dégagé » de l’actualité politique africaine, les feux de la rampe éclairent d’un jour nouveau Me Abdoulaye Wade, président de la république du Sénégal.

 

Depuis bientôt douze années qu’il est au pouvoir, l’homme n’a cessé d’étonner et de détonner. Ces derniers temps, c’est un rêve dynastique dont on le soupçonne. Ambition que le président sénégalais dément farouchement sans rien faire, rien du tout, pour dissiper les soupçons. Bien au contraire. En témoigne le récent projet de réforme constitutionnelle adopté en conseil des ministres.

Le « pape du sopi », ainsi que l’on appelait Me Wade, n’était sans doute pas arrivé au pouvoir avec des rêves d’éternité. Mais l’appétit vient en mangeant. Et mieux on se sent servi (par le pouvoir), moins on souhaite le lâcher. Sauf si la nature et les jours qui baissent finissent par y contraindre. C’est alors toujours mieux de partir en sachant que ses proches, proches parmi les plus proches, auront le bénéfice des privilèges et des grandeurs que l’on abandonne, contraint et forcé. On me convaincra difficilement que le président sénégalais a réfléchi autrement.

 

Tout, dans sa gestion du pouvoir et dans ses rapports avec ses plus fidèles collaborateurs me le laisse penser. Il est formellement défendu de prendre de l’étoffe politique aux côtés de Me Abdoulaye Wade. Un crime de lèse-majesté que trop de collaborateurs de haut niveau ont payé cash. Dès lors que le président sénégalais a perçu l’éclosion d’une ambition et d’une capacité à prétendre à sa succession alors même qu’il n’avait pas encore fait connaître son intention de se retirer. Le couperet est bien souvent tombé sur les Premiers Ministres. Me Wade en a brûlé une bonne demi-douzaine en une dizaine d’années, presque toujours pour les mêmes raisons.

Au commencement, était Moustapha Niasse, appelé à former le premier gouvernement pour avoir fortement contribué à l’élection du Président de la république. Certes, l’homme a été rapidement limogé, mais pas pour les mêmes motifs que pour ses successeurs.

 

Entre Moustapha Niasse, transfuge de la famille socialiste et Me Wade, les divergences ont été autant idéologiques que de l’ordre de l’affrontement de deux egos surdimensionnés et donc indubitablement appelés à se séparer. La première femme Premier Ministre au Sénégal, Mame Madior Boye (de mars 2001 à novembre 2002) a quant à elle plus sûrement payé de son poste la tragédie du Joola, ce navire sénégalais dont le naufrage en septembre 2002 a fait plus de 1860 morts. Mais c’est à l’occasion de la mise hors-jeu de son successeur, Idrissa Seck, que l’allergie de Me Wade à l’éclosion d’ambitions mal maîtrisées dans ses azimuts va commencer à se préciser.

Idrissa Seck, fils adoptif et spirituel, pour ainsi dire, du président Abdoulaye Wade, va tomber en disgrâce au plus fort de sa popularité en tant que Premier Ministre et dauphin (pensait-il) du président de la république. Quelques mois après son renvoi (avril 2004), il sera même mis en accusation et incarcéré pour un fumeux dossier de détournement de fonds dans la ville de Thiès dont il était au préalable le maire.

 

L’affaire des chantiers de Thiès va valoir à Idrissa Seck 199 jours de détention dans des conditions draconiennes. Le sort de son successeur, Macky Sall, qui pourtant aura mis toute son énergie à pourfendre Idrissa Seck ne sera guère plus reluisant. Le 21 juin 2007, trois ans à peine après son entrée en fonction, il est écarté du gouvernement, mais entre au parlement dont il devient le Président.

 

Sa disgrâce lui proviendra de la « faute lourde » dont il a été accusé par les instances du parti présidentiel pour avoir convoqué le fils du président, Karim Wade, à l'Assemblée nationale pour audition sur les travaux de l'Agence nationale de l'Organisation de la conférence islamique (ANOCI). Son mandat à la tête du parlement est alors réduit de 5 à 1 an renouvelable (jamais renouvelé) et son poste de numéro 2 du PDS est supprimé. Il quitte lui-même ses fonctions à la tête du parlement en novembre 2008.

Depuis, la valse se poursuit à la primature sénégalaise. A la suite de Macky Sall, deux autres personnalités ont occupé le poste : Cheikh Hadjibou Soumaré jusqu’à sa démission en juin 2009 et Souleymane Néné Ndiaye depuis lors. Entre-temps, Me Wade a tourné son attention dévastatrice vers son chef de la diplomatie, Cheikh Tidiane Gadio, dont la réputation et les succès n’ont pas dû lui plaire très longtemps. Il en prenait sans doute un peu trop de graine. En octobre 2009, l’homme est débarqué sans ménagement après neuf ans de bons et loyaux services.

Une fois virés, les anciens partenaires du président Wade sont acculés dans leurs derniers retranchements politiques. Toutes les difficultés leur sont faites, ne serait-ce que pour créer un parti politique. Le cas Idrissa Seck en dit long sur la volonté de Me Wade de ne pas voir régénérer les potentiels adversaires politiques qu’il pense ainsi avoir défait.

En 2008, les motifs déjà bien évidents d’une telle attitude se précisent. Une personnalité fait son entrée sur la scène politique. Karim Wade, depuis 2002 semblait attendre son heure. Tout le monde ne lui reconnaît pas les talents que lui prêtent les responsabilités et les titres dont son père l’affuble. Mais le fils du président, malgré une cuisante défaite électorale lors des municipales de mars 2009, monte en grade auprès de papa.

 

Il est nommé ministre d’Etat, ministre de la Coopération internationale, de l'Aménagement du territoire, des Transports aériens et des Infrastructures. Portefeuilles qu’il cumule depuis octobre 2010 avec celui de l’énergie. Toutes choses qui ne le rendent pas plus populaire. D’autant que sa gestion de la préparation matérielle et technique de la réunion à Dakar de l’Organisation de la Conférence islamique (OCI) en 2008, même si elle le met au-devant de la scène, n’est pas restée exempte de reproches. Envers et contre tout, Karim Wade, aidé de son père, marche à la succession.

Le contenu du projet de réforme constitutionnelle dévoilé récemment est en effet loin de pouvoir prêter à équivoque. Trois innovations de taille y sont contenues : d’abord c’est désormais un ticket présidentiel sur le modèle américain (président et vice-président) qui dirigera l’Etat à l’issue de l’élection présidentielle. Ensuite, le rôle du vice-président est clairement énoncé. Il remplace le président « en cas de démission, d’empêchement ou de décès en cours de mandat ».

 

Le nouveau président peut même nommer un nouveau vice-président. Enfin, le projet de loi introduit un quart bloquant. Autrement dit, si un ticket obtient 25% des suffrages exprimés, il remporte le scrutin présidentiel dès le premier tour. Dans l’état de délabrement où se trouve le parti présidentiel à l’heure actuelle, et face à une opposition plus que dispersée, le plan est clair.

Après cela, allez essayer de me faire croire que Me Wade n’a pas d’ambition dynastique ou que tout ce qu’il a fait ces dernières années, a été fait dans l’intérêt de sa famille politique et pas de sa famille tout court. Allez me faire croire que sur le ticket du PDS, il puisse figurer un autre candidat que Karim aux côtés de son papa. Je n’y croirais pas. Le président sénégalais ne choisira certainement pas quelqu’un d’autre que le seul qui, depuis son accession au pouvoir, a trouvé grâce perpétuelle à ses yeux pour être son potentiel successeur.

La seule question qu’il me reste alors à solutionner, c’est de savoir comment Me Abdoulaye Wade fait depuis plus de dix ans pour ainsi mener tout son monde à sa guise. Car, le risque est élevé que ce projet-là aussi, comme d’autres avant lui, soit adopté par un parlement de toute évidence aux ordres.

 

Pour un Sénégal dont l’intelligentsia est pourtant l’une des plus réputées du monde francophone africain, il y a de quoi s’interroger. S’interroger pendant que Me Wade, pose méthodiquement les bases du Sénégal de demain. Du Sénégal avec Wade sans Wade.

 

Source:James-William GBAGUID/La Nouvelle Tribune

 

 


 
 
posté le 20/06/11

Décès de l´ancien Président zambien Frederick Chiluba

L'ancien président zambien, Frederick Chiluba, est décédé samedi matin à l'âge de 68 ans après s'être plaint de douleurs à l'estomac vendredi soir, selon son porte-parole. Deuxième président de la Zambie, Frederick Chiluba, marié et père de neuf enfants, souffrait de problèmes cardiaques et se rendait fréquemment en Afrique du Sud voisine pour son traitement.

Né le 30 avril 1943, il a joué un rôle important dans la formation du Mouvement pour la démocratie multipartite (MMD) au pouvoir en 1990. Le parti l'adoube pour s'opposer au président sortant, Kenneth Kaunda, à l'occasion des premières élections multipartites d'octobre 1991 qu'il remporte sur Kaunda au pouvoir depuis 27 ans.

Chiluba est réélu pour un second mandat de cinq ans en 1996 mais tombe en disgrâce après avoir tenté de modifier la constitution pour lui permettre de briguer un troisième mandat. Il choisit finalement son ancien vice-président, Levy Mwanawasa, le candidat du parti au pouvoir pour l'élection présidentielle de 2001.

Une fois au pouvoir, Mwanawasa fait de la lutte contre la corruption son cheval de bataille et Chiluba et d'anciens membres de son gouvernement sont accusés de détournement de fonds publics dans un compte ouvert à Londres et géré par les services secrets zambiens. L'ancien patron des services secrets, Xavier Chungu, est jugé en même temps que Chiluba. Toutefois, l'essentiel des charges contre l'ancien président sont abandonnés après l'arrivée de Rupiah Banda au pouvoir.

Source: Grioo.com
 


 
 
posté le 20/06/11

Dossier: succès de la diplomatie gabonaise aux Etats-Unis

De la Présidence du Conseil de sécurité à l’adoption par les Nations Unies d’une résolution sur le VIH/SIDA, de l’entretien avec son homologue Barack Obama à la signature d’un partenariat pour la formation avec l’Université de l’Oregon, de l’inauguration de la Visite virtuelle des Parcs Nationaux du Gabon à l’hommage rendu à feu le Président Omar Bongo Ondimba, de la signature d’un accord pour la construction d’un Centre Hospitalier Universitaire aux multiples entretiens avec les opérateurs économiques américains, le Chef de l’Etat a eu une semaine de travail intense et fructueuse.
Lors de leur rencontre le 9 juin 2011, le Président américain, Barack Obama, a salué les initiatives gabonaises en matière de politiques intérieure et internationale et de gérance environnementale, ainsi que la proposition d’une résolution pour la lutte contre le VIH/SIDA à l’ONU.

Satisfecit américain à propos de la bonne gouvernance du Gabon

Le 9 juin dernier, le Président Ali Bongo Ondimba a été le premier Président africain francophone à être reçu comme invité de marque dans le bureau ovale à la Maison Blanche. Le Président a reçu à cette occasion les félicitations du Président Barack Obama pour les réformes entreprises depuis son élection en 2009. Le Président américain a également salué le leadership du Gabon dans la crise en Lybie, au Soudan et en Côte d’Ivoire. En avril dernier, les deux hommes avaient d’ailleurs déjà été en contact téléphonique afin d’échanger sur leur soutien à la résolution 1973 votée au Conseil de Sécurité dans le cadre de la crise libyenne et avaient tous deux souhaité une transition démocratique pour ce pays.

Le Président Ali Bongo Ondimba a également rencontré le ministre des Affaires Etrangères français et le représentant des Etats-Unis à l’ONU afin de discuter des questions internationales concernant la Libye et la Syrie.

Le Président Barack Obama a encouragé son homologue gabonais à renforcer ses réformes pour la protection des Droits de l’Homme. Il a aussi salué les efforts du Chef de l’Etat pour l’amélioration de la bonne gouvernance, adhérant aux actions courageuses menées par le Président Ali Bongo Ondimba pour lutter contre la corruption et réformer le système judiciaire, ainsi que pour le rôle crucial joué par le Gabon pour les questions environnementales.

Dans ce contexte, le Président américain a signalé que le Gabon était sur la bonne voie et que sa politique économique était un avantage pour les échanges et les partenariats gagnant-gagnant entre les Etats-Unis et le Gabon.

Le Président Ali Bongo Ondimba et son épouse ont pu séjourner à Blair House à Washington, signe de reconnaissance par le Président américain pour un allié fort dans les relations internationales avec la Côte d’Ivoire, la Libye et la Syrie. Ce séjour a permis de démontrer encore une fois le rôle grandissant du Gabon au sein de la communauté internationale et son importance diplomatique.

Résolution contre le VIH/SIDA par la Présidence du Gabon du Conseil de Sécurité des Nations Unies

Pour le Président Ali Bongo Ondimba, la lutte contre le VIH/SIDA est une priorité et se conjugue avec la question de la paix et de la sécurité dans le monde et plus particulièrement en Afrique. La résolution 1983 proposée par le Gabon, et votée le 7 juin par les membres du Conseil de Sécurité des Nations Unies, reconnait que le VIH/SIDA produit des effets spécifiques et dévastateurs dans tous les secteurs et à tous les niveaux de la société. Elle reconnait également que le climat de violence et d’instabilité peut exacerber la propagation du VIH/SIDA en raison des déplacements, des violences sexuelles liées aux conflits et d’un accès restreint aux services en matière de VIH.

Le Président Ali Bongo Ondimba a également présidé un débat public intitulé « Impact du VIH/SIDA sur la paix et la sécurité internationales », lors d’un dîner qu’il a donné avec la Première Dame, Sylvia Bongo Ondimba. Le lendemain, le Président a assisté à l’Assemblée Générale de l’ONU concernant la « responsabilité partagée – un nouvel engagement global contre le VIH/SIDA ». Cette réunion au sommet a permis d’examiner les progrès effectués en 30 ans depuis la découverte de l’épidémie, et de définir les orientations pour une riposte internationale.

La formation et la santé parmi les priorités du Président

Toujours soucieux d’améliorer l’offre de formation au Gabon pour permettre aux jeunes Gabonais d’accéder à un enseignement de qualité et de réussir parfaitement leur intégration professionnelle, le Président Ali Bongo Ondimba a présidé la signature d’une Convention en matière de formation entre l’Université de l’Oregon et l’Agence Nationale des Bourses et Stages. Cette convention permettra une meilleure maîtrise en matière d’orientation et de formation des étudiants gabonais désirant effectuer leur cursus aux Etats-Unis dans des écoles et universités publiques.

Le secteur de la santé n’a pas été en reste, puisque le Chef de l’Etat gabonais a profité de son passage à Washington pour lancer un partenariat officiel avec la Fondation Albert Schweitzer et d’autres partenaires américains pour la construction à Lambaréné en 2013 d’un Centre Hospitalier Universitaire spécialisé dans le traitement de la tuberculose et du paludisme ainsi que la prévention de la transmission du VIH/Sida de la mère à l’enfant.

Renforcer les partenariats gagnant-gagnant

Lors de son déplacement à New York et à Washington, le Président Ali Bongo Ondimba a eu l’occasion de prononcer un discours à l’Atlantic Council, groupe de réflexion américain qui s’intéresse aux grands défis internationaux, et donc en particulier au projet du « Gabon Emergent ». Présentant une Afrique en pleine « transition historique », le Président a souligné les avancées relevées au niveau des télécommunications et, dans le domaine des ressources naturelles et la nécessité d’exploiter ces ressources localement et durablement tandis que la demande augmente pour le monde entier. Le Gabon montre le chemin en luttant contre le commerce illégal et la mauvaise exploitation des ressources naturelles en Afrique.

Désormais l’Afrique et le Gabon ne sont plus spectateurs de leur développement mais acteurs en renforçant des partenariats gagnant-gagnant pour permettre aux pays africains de ne plus vivre des aides extérieures mais par eux-mêmes. Ce sont des décisions courageuses à prendre par les responsables africains, dans le cadre de la bonne gouvernance. Selon le Président Ali Bongo Ondimba, réussir le développement de l’Afrique à l’image de celui de l’Asie dans les années 1960, passe par la combinaison d’une bonne gouvernance, de régulations, d’une libéralisation économique et d’aspirations positives.

Pour confirmer ce discours à l’Atlantic Council et conforter sa volonté de partenariats gagnant-gagnant, le Président Ali Bongo Ondimba a déjeuné au Corporate Council on Africa, dont la mission est la promotion des échanges économiques et commerciaux entre les Etats-Unis et l’Afrique. Ce groupe aide à la réflexion pour la politique américaine vers l’Afrique.

Lancement du site de la Visite Virtuelle des parcs nationaux

Le déplacement du Président Ali Bongo Ondimba a aussi été l’occasion pour lui d’inaugurer le site de la Visite Virtuelle des Parcs nationaux du Gabon.

Dans le but de partager la richesse de son patrimoine naturel avec le monde entier, le Chef de l’Etat a ainsi présenté www.gabon-nature.com, le site de la Visite Virtuelle des parcs nationaux, qui permet de naviguer au cœur des 13 parcs nationaux du Gabon, d’en découvrir la biodiversité et les ressources exceptionnelles et de devenir un bon « écotouriste ». Cette œuvre multimédia en 3D interactive baptisée « Gabon Designed by Nature » est un dispositif unique au monde !

Il convient de rappeler que le Gabon joue un rôle primordial dans l’effort mondial de la préservation de l’environnement et la lutte contre le réchauffement climatique. Recouvert par 22 millions d’hectares de forêts tropicales, le pays a décidé de créer 13 parcs nationaux pour permettre la préservation de 11% de son territoire.

 

Source: Presse Présidentielle

 


 
 
posté le 18/06/11

Cameroun: qui a perçu les primes d’Eto’o ?

Le capitaine des Lions Indomptables a affirmé sur Stv n’avoir perçu aucune prime depuis trois ans. Au ministère des Sports, on dément.

Le ministère des Sports est en ébullition depuis dimanche dernier, à la suite de la sortie de Samuel Eto’o, interviewé par nos confrères de Stv.

Le capitaine des Lions Indomptables a mis à nu, tout au long de l’entretien, les errements managériaux de l’équipe nationale, où l’incompétence générale la dispute à la légèreté. Il a surtout jeté un gros pavé dans la marre, qui devrait éclabousser du beau monde au ministère. L’air de rien, Samuel Eto’o dit n’avoir pas perçu la moindre prime en équipe nationale depuis trois ans. « Je paie moi-même mes billets d’avion », a-t-il dit.

Surpris, les interlocuteurs du capitaine des Lions Indomptables lui demandent s’il a vérifié la destination de son argent et s’il est sûr que son argent, au lieu de rentrer dans les caisses de l’Etat, ne finit pas dans les poches des individus. Le sourire en coin et l’air malicieux, Samuel Eto’o répond : « Je ne le pense pas. Il faut quand même avoir un minimum de confiance vis-à-vis de ces gens. Je ne vais pas regarder... Je ne pense pas qu’ils vont prendre ces sous. C’est de l’argent qui appartient à l’Etat. J’ai dit à Landry et à Monsieur Nguidjol, qui s’occupe de la gestion de l’équipe nationale : « je viens à l’équipe nationale jouer pour mon pays. Le jour où il y a un rassemblement quelque part, je n’attends pas qu’on me prenne un billet d’avion. J’achète mon billet d’avion, je débarque, je joue avec mes frères, je reprends mon avion, je pars ».

André Nguidjol
Si les propos de Samuel Eto’o se confirment, cela signifierait qu’il n’a pas touché le moindre sou en équipe nationale depuis 2009. C’est-à-dire pendant les éliminatoires Can/Coupe du Monde 2010, durant la Can en Angola et n’a donc pas pris un rond des 45 millions Fcfa qui avaient été versés à chaque joueur avant la Coupe du Monde en Afrique du Sud. Soit un total d’environ 80 millions de francs Cfa que Samuel Eto’o a laissés au Trésor public. Sans compter le montant des différents billets d’avion qu’il dit aussi avoir payé de sa poche.

Dans une autre interview après la Coupe du Monde foireuse d’Afrique du Sud, le quadruple ballon d’or africain avait affirmé avoir dépensé plus de 200 millions de francs Cfa de sa propre poche pour la qualification des Lions à la Coupe du Monde sud-africaine.

Les premières secousses de ces déclarations de Samuel Eto’o Fils ont eu lieu au ministère des Sports, notamment à la Direction administrative. Les explications qu’on y donne sont assez confuses. On affirme que les déclarations d’Eto’o ne concernent pas les trois dernières années, mais remontent à bien plus longtemps... Nous avons tenté, en vain, de rencontrer le directeur administratif des Equipes nationales, André Nguidjol, que l’on dit en mission hors du Cameroun.
Au ministère des Sports, l’on affirme que le maître des lieux, Michel Zoah, n’a été au courant de cette affaire de primes de Samuel Eto’o qu’en regardant l’interview à la télé. Il aurait alors interpellé André Nguidjol, qui lui a montré toutes les décharges, indiquant que Samuel Eto’o a régulièrement perçu ses primes.

Questions : les décharges présentées par le directeur administratif des Equipes nationales et supposées être celles d’Eto’o sont-elles authentiques ? Samuel Eto’o Fils aurait-il donc menti au micro de Stv ? Voilà des questions qui devraient donner du grain à moudre aux fins limiers de la police judiciaire de Yaoundé, qui enquêtent depuis quelque temps sur les malversations financières liées à la participation du Cameroun à la Coupe du Monde 2010 en Afrique du Sud.

 

 Source: Le Jour Quotidien

 


 
 
posté le 18/06/11

Sénégal: Wade restaure le dauphinat

Le chef de l’Etat a pris, en conseil des ministres, une décision qui fera grand bruit au Sénégal.En effet, Me Wade a initié un projet de loi constitutionnelle qui devra modifier les modalités de l’élection présidentielle.

Ainsi, en lieu et place d’un seul candidat, il sera désormais exigé un ticket.Donc un président et un vice-président, comme à l’américaine. Ce projet de loi, comme le disent certains observateurs avertis, va arranger beaucoup de choses, tant du côté de la majorité présidentielle que de celui de l’opposition.

La présidentielle de 2012 pourrait connaître une grande innovation si le projet de loi constitutionnelle annoncé par le chef de l’Etat en Conseil des ministres est adopté par le Parlement. En effet, il sera institué la notion de ticket pour l’élection présidentielle. Les électeurs sénégalais seront appelés à choisir simultanément un Président et un Vice-Président - dont le rôle constitutionnel est de remplacer le Président élu, en cas de décès ou d'empêchement - en 2012.

Les électeurs devront tirer un bulletin sur lequel figurent les deux candidats exactement comme les deux faces d'une monnaie. Ils ne peuvent pas voter pour l'un et rejeter l'autre. C'est strictement le cas aux Usa. Deux hommes seront élus et non un seul comme on en a connu jusque-là.

La nouvelle trouvaille de Wade va sans doute faire beaucoup de bruit. Mais, de prime abord, elle n’est pas si mal que ça. Du côté de la majorité présidentielle, le ticket permettra de relativiser l’âge avancé du candidat Wade à la présidentielle de 2012. Le candidat du Pds s’arrangera pour trouver un co-listier relativement jeune qui pourra rivaliser d’ardeur et de verve avec les ‘jeunes’ candidats de l’opposition.

Une manière de capter tous ces électeurs révulsés par les candidats ‘has-been’. Ensuite, cette mesure va tempérer toutes les spéculations ou autres supputations autour de Karim Wade de se présenter à la présidentielle de 2012. En effet, avec une telle disposition, on voit mal Abdoulaye Wade faire de son fils Karim son co-listier en 2012 pour, en cas de victoire, se retrouver avec son fils à la tête du Sénégal comme président et vice-président.

La nouvelle disposition peut également faciliter de nouvelles retrouvailles entre Wade et Idrissa Seck. Le second tenant coûte que coûte à se présenter à la présidentielle de 2012, car n’adhérant pas à la candidature de son ‘père’, un ticket ferait bien l’affaire de tous les deux. Seulement, ce ticket ne ferait pas l’unanimité au sein du Pds. Encore moins dans la tête des Sénégalais, car confirmant tout le bien qu’ils pensent de ce duo.

Une mesure qui arrange tout le monde ?

A défaut, Wade pourrait faire appel à Aminata Tall pour en faire sa co-listière. Une belle manière d’appliquer la loi sur la parité. Pour faire comme le vétéran américain John McCan avec la jeune Sarah Palin aux dernières présidentielles des Etats-Unis, même si Wade et les libéraux ne veulent pas connaître le même sort que ce ticket malheureux. ‘De toutes manières, il y a un petit calcul politique derrière cette idée de Wade qui ne fait rien gratuitement’, commente une source anonyme.

Du côté de l’opposition, notamment de Bennoo Siggil Senegaal, le projet de loi de Wade va faciliter les choses à Dansokho et compagnie qui peinent à trouver l’oiseau rare pouvant battre Wade en 2012. Il ne s’agira plus pour eux de trouver un seul homme, mais d’en désigner deux. Une tâche beaucoup plus facile pour Niasse, Tanor, Macky Sall, Dansokho, Bathily et consorts. Surtout qu’un récent sondage a révélé qu’Abdoulaye Wade serait éliminé au 1er tour si la présidentielle avait eu lieu ces temps-ci avec en face de lui un ticket Niasse-Tanor (Tanor colistier). Il arriverait alors troisième avec 17 % des voix derrière le ticket Niasse-Tanor (26 %) et Macky Sall (18,5 %).

Avec cette loi, le chef de l’Etat règle la fameuse question de la vice-présidence. Un poste qu’il a créé depuis 2009, mais qui n’a jamais été pourvu malgré plusieurs noms annoncés depuis lors. La révision du 2 juin 2009 de la Constitution de 2001 prévoit la possibilité pour le président de la République d’être assisté par un vice-président.

 

Ainsi l’article 26 de la Constitution modifié stipule que ‘le président de la République est élu au suffrage universel direct et au scrutin majoritaire à deux tours.Il peut être assisté d’un Vice-président qu’il nomme après consultation du président du Sénat et du président de l’Assemblée nationale, pour une durée ne pouvant excéder celle de son mandat’.Mais attendons de voir ce que Me Wade va nous amener avec la nouvelle modification envisagée.

 

Source: Walfadjiri
 


 
 
 

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